Le couperet est tombé sans prévenir : Isol1 à Mayenne, d’un seul mouvement administratif, a vu ses portes se refermer sur plus de 120 salariés, suspendus à la promesse d’une reprise qui tarde à venir. Le quotidien de ces employés, désormais sans activité, se résume à l’attente et à la crainte d’un avenir professionnel incertain, alors que la sécurité, longtemps reléguée en arrière-plan, occupe désormais le devant de la scène.Les autorités n’ont pas hésité à pointer du doigt les dangers qui menaçaient la santé et la sécurité des équipes. L’arrêt brutal de l’usine a jeté un froid sur l’économie locale, qui s’interroge sur les suites à donner à cette situation. Dans ce contexte, les représentants du personnel réclament des garanties solides avant de permettre un retour au travail. La tension est palpable, la mobilisation s’organise, et chaque acteur attend des mesures concrètes.
Comprendre la situation d’Isol1 à Mayenne : une fermeture aux conséquences multiples
Ce qui s’est joué le 24 février 2025 chez Isol1 Mayenne ne se résume pas à un arrêt de chaîne ou à une production suspendue. La décision prise par Maël Choyer, nouveau dirigeant aux commandes de l’entreprise depuis l’été 2024, s’est fondée sur des alertes répétées lancées par différents organismes de contrôle. Des irrégularités, en particulier sur l’installation électrique, rendaient tout maintien d’activité impossible. La préoccupation première : la sécurité des employés. Une dizaine de personnes, brutalement stoppées dans leur mission, ont quitté leur poste, sans aucune certitude sur la suite.
La fermeture d’Isol1 s’est propagée comme une onde de choc dans tout le tissu économique local. À chaque niveau, commerçants alentour, sous-traitants, partenaires, l’impact est immédiat. Les chantiers stoppent, bouleversant la vie des entreprises de la région. On ressent un flottement : les industriels de la Mayenne s’inquiètent, les équipes s’adaptent en urgence, la gestion commerciale vire à la course contre la montre. Face à ce bouleversement, tous improvisent. Chacun tente d’absorber le choc et de réviser ses organisations du jour au lendemain.
Entre les grilles silencieuses du site, les banderoles témoignent d’une solidarité qui ne faiblit pas. Des salariés expriment leur attachement à l’entreprise, mais aussi leurs inquiétudes pour ce qui les attend demain. Cette fermeture de l’entreprise Isol1 dévoile en pleine lumière la vulnérabilité du secteur industriel en Pays de la Loire et le besoin, partagé par tous, d’une sécurité au travail intransigeante, impossible à passer sous silence.
Quels enseignements tirer sur la sécurité au travail et l’accompagnement des salariés ?
L’arrêt soudain survenu à Isol1 à Mayenne met devant leurs responsabilités tous ceux qui croient la sécurité au travail secondaire. Rarement une vérification, ici celle d’une installation électrique jugée trop risquée, aura eu autant de répercussions. Les dispositifs de contrôle doivent devenir des réflexes. Plusieurs membres du personnel avaient d’ailleurs souligné depuis des semaines des failles dans les procédures de sécurité, rendant évident le besoin de réévaluer régulièrement les dispositifs en place. Si le danger ne se voit pas toujours, l’urgence impose d’agir sans attendre.
Les échanges avec les salariés révèlent également un déficit en formation professionnelle. Anticiper les mauvaises surprises, maîtriser les gestes de prévention, organiser la réponse en cas d’incident : ce sont aujourd’hui des enjeux concrets, pas des formalités. Quand une usine ferme brutalement, c’est tout un équilibre qui se trouve déstabilisé, bien au-delà de la seule sphère professionnelle. L’accompagnement des salariés ne peut plus être une simple promesse. La réalité, c’est que le rebond dépend du soutien effectif de tous, employeurs, syndicats, institutions et collectivités.
Dans cette optique, certains axes d’action s’imposent pour faire face à ces situations complexes :
- Développer de véritables programmes de reconversion pour ouvrir de nouveaux horizons aux salariés fragilisés.
- Renforcer le lien entre autorités, centres de formation et syndicats afin de faciliter les parcours.
- Mettre en place des plans d’urgence prêts à sortir du tiroir en cas de crise imprévue.
L’histoire d’Isol1 sonne comme une alerte pour toutes les entreprises : le dialogue avec les salariés et les relais sociaux ne doit pas être relégué, il structure la résilience collective. Prévenir les accidents, miser sur la transmission des compétences, épauler les collectifs face aux imprévus : à Mayenne, ces impératifs se sont imposés dans une brutalité à laquelle nul n’était préparé. Isol1 rappelle à chacun que derrière chaque site, chaque machine à l’arrêt, il y a des personnes, des familles, et cette réalité-là, elle ne devrait jamais être reléguée à l’arrière-plan.


